Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin Lugand

Adaptation scénaristique : Véronique Grisseaux Mise en couleur et illustrations : Cécile Bidault

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin Lugand ( roman graphique ) aux éditions Michel Lafon.

Voici la 4ème de couverture :

 » Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. « 

Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son coeur qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint de reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule. Mais à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

Mon avis :

Quand j’ai vu qu’une adaptation du livre allait être faite sous forme de roman graphique, j’étais impatiente d’avoir ce petit bijou entre les mains, et je peux vous dire que je n’ai pas été déçue.

L’histoire tellement triste de Diane, qui a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, y est fidèlement représentée. Les dessins sont vraiment bien réalisés et on ressent à travers eux tout le désespoir et le chaos de la vie de Diane, mais aussi le changement qui va s’opérer en elle au fil des pages, son changement physique décrit bien son changement émotionnel.

La résilience est le point d’orgue de cette histoire, comment avancer quand on a vécu le pire?, comment envisager de continuer sa vie sans ceux qu’on a tellement aimé? Une belle histoire mise en image, j’ai vraiment apprécié.

Pour ceux qui n’ont pas lu le livre, cela ne pose aucun problème, certes le roman graphique est moins détaillé que le livre ce qui est normal, mais la force des illustrations vous raconte ce que l’auteur n’écrit pas.

Une belle adaptation que je ne peux que vous conseiller.

L’horizon à l’envers de Marc Levy

Il traînait depuis bien trop longtemps dans ma Pal, il était temps de l’en sortir.

L’horizon à l’envers de Marc Levy aux éditions Pocket.

Voici la 4ème de couverture :

Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences forment un trio inséparable. Lorsque Hope tombe malade, ils décident de jouer aux apprentis sorciers, alchimistes de la vie. Peut-on sauvegarder notre conscience et la transférer? Des laboratoires secrets de l’université de Boston jusqu’à un phare perdu au bout d’une île, s’engage une course effrénée pour défier la mort.

Mon avis :

Ce livre aborde des thèmes comme la neuroscience, l’intelligence artificielle, l’amour et la maladie. ( J’avoue avoir été troublé par tout ces thèmes mis ensemble et je me demandais comment marc Levy allait arriver à mélanger tout ça ).

Je dois avouer que j’ai vraiment eu du mal au départ à me plonger dans l’histoire, l’intrigue est longue à se mettre en place, et on ne ressent pas vraiment d’émotions au travers des personnages.

Puis, au bout d’une centaine de pages, ça y est on entre dans le cœur de l’intrigue, dans le cœur de l’histoire, bercé par les émotions et les réactions des personnages. Notamment ceux de Hope face à la maladie. Les personnages en deviennent touchant, dans cette lutte contre la maladie, dans cette idée totalement folle qu’ils vont avoir pour contrer la mort.

Puis vient la deuxième partie du livre intitulé Melody qui m’a totalement dérouté, qui est cette femme? Que vient elle faire dans l’histoire alors que rien ne la relit au reste de la troupe? Le dénouement est assez joliment imaginé et fait oublier un peu le reste qui m’a déçu.

En finalité, une belle histoire d’amour, mais qui se perd dans une intrigue un peu trop farfelus à mon goût. C’est peut être un de ces romans avec lequel j’ai le moins accroché.

L’avez vous lu? Si oui, quand avez vous pensé?

La mélancolie du kangourou de Laure Manel

Sélection prix des lecteurs U 2019

La mélancolie du kangourou de Laure Manel aux éditions le Livre de Poche.

Voici la 4ème de couverture :

La naissance de Lou aurait pu être pour Antoine le plus beau moment de son existence. Mais la mort de Raphaëlle, son épouse qu’il aimait au-delà de tout, l’a brisé, et il a du mal à créer un lien avec son bébé. Jusqu’à ce qu’il embauche Rose, une pétillante jeune femme à l’irrépressible joie de vivre, pour s’occuper du nourrisson. Parviendra t’elle à aider Antoine, à se révéler comme père et à se reconstruire?

Mon avis :

Je suis vraiment contente de faire partie du jury du prix des lecteurs U et Livre de poche 2019 car il m’a permis de découvrir des auteurs que je ne connaissais pas et Laure Manel en fait partie.

Cette histoire est particulièrement touchante, Antoine et Raphaëlle vont devenir parent. Tout se passe à merveille jusqu’au moment de l’accouchement où Raphaëlle décède d’une embolie. Comment imaginer que le plus beau jour de sa vie peut devenir le pire? Comment accepter devenir père alors même que sa moitié a perdu la vie en la mettant au monde? C’est face à toutes ces questions que se retrouve Antoine.

Impossible pour lui de s’occuper de Lou pour le moment, alors il va embaucher Rose, une jeune femme dynamique et attachante, qui va de suite créer un lien particulier avec le nourrisson.

Comment va se passer la cohabitation entre ces deux personnages totalement différent? Comment Rose va t’elle faire pour apprivoiser Antoine, pour l’aider dans sa nouvel vie de papa, pour s’occuper de Rose sans prendre la place de sa maman et pour mener sa vie en parallèle?

J’ai vraiment adoré ce livre, un thème vraiment touchant que celui de la résilience. L’écriture est fluide, et réaliste, les émotions sont justes et intenses, les personnages tellement touchants. L’auteure nous touche en plein cœur avec son histoire, c’est un sujet sensible mais traité avec une justesse et une douceur infinie. Il faut du temps et du courage pour avancer après de telles épreuves, il faut tomber et se relever encore et encore jusqu’à pouvoir dire qu’on a réussi à aller de l’avant et elle nous le décrit si bien à travers l’histoire d’Antoine.

La fin est prévisible, mais cela n’a aucune importance car ce n’est pas le plus important au fond dans ce livre, c’est le cheminement jusqu’à la fin qui compte.

Ce livre est une belle réussite, alors si vous ne l’avez pas encore lu encore un peu de patience il sort en poche le 24/04/2019. 

J’ai d’ailleurs commandé un autre de ces livres La délicatesse du homard. J’espère être aussi emballée qu’avec celui ci, je vous en dirais des nouvelles.

L’aube sera grandiose d’Anne Laure Bondoux

L’aube sera grandiose d’Anne Laure Bondoux aux éditions Gallimard jeunesse.

Voici la 4ème de couverture :

Ce soir, Nine devait aller à la fête de son lycée. Mais Titania, sa mère, en décide autrement. Elle embarque Nine vers une destination inconnue, loin, jusqu’à une cabane isolée au bord du lac. Il est temps pour elle de raconter à sa fille un passé qu’elle lui a soigneusement caché jusqu’à maintenant.

Commence alors une nuit entière de révélations. Flash-back, souvenirs souvent drôles, parfois tragiques, récits en eaux troubles, personnages flamboyants… Nine découvre un incroyable roman familial. Et quand l’aube se lèvera sur le lac, plus rien ne sera comme avant.

Mon avis :

Après avoir lu Valentine ou la belle saison de cette auteure, j’ai eu envie de découvrir ces autres livres. J’ai commencé par celui ci, car j’en ai vu beaucoup de bien sur les réseaux sociaux et l’histoire me plaisait bien.

Ce livre tourne autour des secrets de famille et des liens mère fille. Une nuit pour révéler la vérité à sa fille, une nuit pour se replonger dans le passé, dans les souvenirs, parfois difficiles, parfois plus léger, d’une famille pas comme les autres, une nuit qui changera toute une vie.

Nine, va découvrir l’histoire de sa maman à travers le récit de son enfance et en découvrant sa grand mère, une femme exceptionnelle à la vie incroyable, et ses oncles : jumeaux mais totalement différents, elle va en apprendre un peu plus sur cette famille qu’elle ne connaît pas.

Le récit de Titania sera ponctuée de retour au présent, pour répondre aux questions de Nine, pour également permettre de poser les choses, un récit dans le récit, qui offre un petit plus à l’histoire.

Un récit poignant sur l’amour d’une mère, sur l’amour fraternel, sur la différence et sur le besoin d’identité.

Bilan de février

Un mois un peu moins actif niveau lecture, en partie dû à la grippe qui m’a cloué au lit une bonne dizaine de jours avec impossibilité de lire tellement j’étais mal en point.

Du coup 6 lectures et seulement 1770 pages lues.

Mes lectures :

  • Train d’enfer pour ange rouge de Franck Thilliez
  • Le début des haricots de Fanny Gayral
  • La vie qui m’attendait de Julien Sandrel
  • La mélancolie du kangourou de Laure Manel
  • L’aube sera grandiose d’Anne Laure Bondoux
  • Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin Lugand en bande dessiné

Les chroniques arriveront petit à petit sur le blog, je rattrape le retard doucement mais sûrement.

A nouveau de belles découvertes dans ces lectures, avec Fanny Gayral et Laure Manel que j’ai découvert pour la première fois grâce au prix des lecteurs U car leurs livres font parties de la sélection 2019.

La bande dessinée tirée du livre d’Agnès Martin Lugand est vraiment une pépite. De belles images, une histoire encore plus touchante au travers des dessins, j’ai vraiment apprécié cette lecture.

Et un coup de coeur encore et toujours pour Julien Sandrel et son nouveau bébé : La vie qui m’attendait le 6 mars en librairie. La chronique est déjà en ligne sur le blog.

Pour les autres, un peu de patience les chroniques arriveront dans la semaine.

En avez vous lu certains? Et vous combien de lecture ce mois ci? Des coup de cœur, des déceptions?

La vie qui m’attendait de Julien Sandrel

Quelle belle surprise que la réception du nouveau livre de Julien Sandrel, un livre que j’attendais avec la plus grande impatience, merci à lui et aux éditions Calmann Levy.

La vie qui m’attendait de Julien Sandrel aux éditions Calmann Levy.

Voici la 4ème de couverture :

 » Ma petite Romane, on se connaît depuis longtemps, il faut que je vous dise : je vous ai vue sortir en larmes du bureau de ce pneumologue à Marseille. Pourquoi vous cachiez-vous sous une perruque rousse? « 

Romane, 39 ans, regarde avec incrédulité la vieille dame qui vient de lui parler. Jamais Romane n’a mis les pieds à Marseille. Mais un élément l’intrigue, car il résonne étrangement avec un détail connu de Romane seule : sa véritable couleur de cheveux est un roux flamboyant, qu’elle déteste et masque depuis l’adolescence sous un classique châtain.

Qui était à Marseille? Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre elle même. En cheminant vers la vérité, elle se lance à corps perdu dans un étonnant voyage entre rires et douleurs.

Mon avis :

J’ai découvert cet auteur avec son premier roman  » La chambre des merveilles  » qui a été un réel coup de cœur pour moi. Ses histoires sont touchantes et bouleversantes à chaque fois. Il a ce don de décrire avec une justesse incroyable les émotions de ses personnages, et de nous faire vibrer avec eux.

Une fois plongé dans l’histoire difficile de lâcher le livre, et en même temps on a cette sensation que si on le lit trop vite on aura bientôt fini, alors qu’on a aucune envie de quitter ces personnages.

Romane, 39 ans, médecin généraliste, hypocondriaque vit à Paris. Un jour, une de ses patientes de longue date lui annonce qu’elle l’a vu sortir en pleurs du cabinet d’un pneumologue à Marseille et se demande pourquoi elle se cachait ainsi sous une perruque rousse. Hors, Romane n’a jamais mis les pieds à Marseille, mais cette révélation va la troubler à tel point qu’elle va partir à la recherche de cette autre femme. Qui est cette autre elle- même? Que va t’elle découvrir dans cette quête de vérité?

Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de le lire, mais si vous aimez les histoires où l’on passe du rire aux larmes, de la peine au bonheur, un livre sur la quête de soi même et sur les liens familiaux si important et pourtant si fragile, je ne peux que vous conseiller de vous le procurer dès sa sortie ( le 6 mars ) Vous ne serez pas déçu, ce livre va vous bouleverser, vous toucher en plein cœur, n’est ce pas ce que l’on recherche au fond quand on aime la lecture?

Et pour tout ceux et celles qui ne l’ont pas encore lu, La chambre des merveilles est toujours disponible en grand format et en format poche à partir du 27 mars 2019. Je ne peux que vous le conseiller également, n’hésitez pas à aller voir ma chronique faite à l’époque sur mon compte Instagram ( https://www.instagram.com/p/Bm_eMifDNnB )

Bilan de janvier

Quel beau mois de janvier d’un point de vue livresque.

9 lectures et quelques 3575 pas lues.

Mes lectures :

  • Juste un peu de temps de Carole Boudet
  • La maison aux oranges de Claire Hajaj
  • Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin
  • Valentine ou la belle saison d’Anne Laure Bondoux
  • Paris est à nous de Jojo Moyes
  • The Hate U Give d’Angie Thomas
  • Gros sur le coeur de Carène Ponte
  • Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg
  • A même la peau de Lisa Gardner

8 lectures vraiment géniales et seulement une qui m’a un peu décu Paris est à nous de Jojo Moyes dont j’attendais sans doute trop.

Un gros coup de coeur pour Valentine ou la belle saison d’Anne Laure Bondoux, la découverte d’une auteure que je vais suivre et apprendre à découvrir encore à travers ces écrits.

Vous pouvez remarquer de part cette liste, que je n’ai pas de genre de lecture prédéfini, je marche au coup de coeur, une couverture qui m’attire l’oeil, un auteur que j’apprécie, un titre qui résonne en moi et je craque.

Je me souhaite encore 11 mois de découvertes livresques et de coup de coeur et à vous également.

En avez vous lu certains? Quel a été votre coup de coeur de ce mois de janvier?