Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin Lugand

Adaptation scénaristique : Véronique Grisseaux Mise en couleur et illustrations : Cécile Bidault

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin Lugand ( roman graphique ) aux éditions Michel Lafon.

  • Format : roman graphique
  • Editeur : Michel Lafon
  • Nombre de pages : 126
  • Prix : 20€

Voici la 4ème de couverture :

 » Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. « 

Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son coeur qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint de reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule. Mais à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

Mon avis :

Quand j’ai vu qu’une adaptation du livre allait être faite sous forme de roman graphique, j’étais impatiente d’avoir ce petit bijou entre les mains, et je peux vous dire que je n’ai pas été déçue.

L’histoire tellement triste de Diane, qui a perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, y est fidèlement représentée. Les dessins sont vraiment bien réalisés et on ressent à travers eux tout le désespoir et le chaos de la vie de Diane, mais aussi le changement qui va s’opérer en elle au fil des pages, son changement physique décrit bien son changement émotionnel.

La résilience est le point d’orgue de cette histoire, comment avancer quand on a vécu le pire?, comment envisager de continuer sa vie sans ceux qu’on a tellement aimé? Une belle histoire mise en image, j’ai vraiment apprécié.

Pour ceux qui n’ont pas lu le livre, cela ne pose aucun problème, certes le roman graphique est moins détaillé que le livre ce qui est normal, mais la force des illustrations vous raconte ce que l’auteur n’écrit pas.

Une belle adaptation que je ne peux que vous conseiller.

L’horizon à l’envers de Marc Levy

Il traînait depuis bien trop longtemps dans ma Pal, il était temps de l’en sortir.

L’horizon à l’envers de Marc Levy aux éditions Pocket.

  • Format : poche
  • Editeur : Pocket
  • Nombre de pages : 410
  • Prix : 7€90

Voici la 4ème de couverture :

Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences forment un trio inséparable. Lorsque Hope tombe malade, ils décident de jouer aux apprentis sorciers, alchimistes de la vie. Peut-on sauvegarder notre conscience et la transférer? Des laboratoires secrets de l’université de Boston jusqu’à un phare perdu au bout d’une île, s’engage une course effrénée pour défier la mort.

Mon avis :

Ce livre aborde des thèmes comme la neuroscience, l’intelligence artificielle, l’amour et la maladie. ( J’avoue avoir été troublé par tout ces thèmes mis ensemble et je me demandais comment marc Levy allait arriver à mélanger tout ça ).

Je dois avouer que j’ai vraiment eu du mal au départ à me plonger dans l’histoire, l’intrigue est longue à se mettre en place, et on ne ressent pas vraiment d’émotions au travers des personnages.

Puis, au bout d’une centaine de pages, ça y est on entre dans le cœur de l’intrigue, dans le cœur de l’histoire, bercé par les émotions et les réactions des personnages. Notamment ceux de Hope face à la maladie. Les personnages en deviennent touchant, dans cette lutte contre la maladie, dans cette idée totalement folle qu’ils vont avoir pour contrer la mort.

Puis vient la deuxième partie du livre intitulé Melody qui m’a totalement dérouté, qui est cette femme? Que vient elle faire dans l’histoire alors que rien ne la relit au reste de la troupe? Le dénouement est assez joliment imaginé et fait oublier un peu le reste qui m’a déçu.

En finalité, une belle histoire d’amour, mais qui se perd dans une intrigue un peu trop farfelus à mon goût. C’est peut être un de ces romans avec lequel j’ai le moins accroché.

L’avez vous lu? Si oui, quand avez vous pensé?

La mélancolie du kangourou de Laure Manel

Sélection prix des lecteurs U 2019

La mélancolie du kangourou de Laure Manel aux éditions le Livre de Poche.

  • Format : poche
  • Editeur : Le livre de poche
  • Nombre de pages : 374
  • Prix : 7€90

Voici la 4ème de couverture :

La naissance de Lou aurait pu être pour Antoine le plus beau moment de son existence. Mais la mort de Raphaëlle, son épouse qu’il aimait au-delà de tout, l’a brisé, et il a du mal à créer un lien avec son bébé. Jusqu’à ce qu’il embauche Rose, une pétillante jeune femme à l’irrépressible joie de vivre, pour s’occuper du nourrisson. Parviendra t’elle à aider Antoine, à se révéler comme père et à se reconstruire?

Mon avis :

Je suis vraiment contente de faire partie du jury du prix des lecteurs U et Livre de poche 2019 car il m’a permis de découvrir des auteurs que je ne connaissais pas et Laure Manel en fait partie.

Cette histoire est particulièrement touchante, Antoine et Raphaëlle vont devenir parent. Tout se passe à merveille jusqu’au moment de l’accouchement où Raphaëlle décède d’une embolie. Comment imaginer que le plus beau jour de sa vie peut devenir le pire? Comment accepter devenir père alors même que sa moitié a perdu la vie en la mettant au monde? C’est face à toutes ces questions que se retrouve Antoine.

Impossible pour lui de s’occuper de Lou pour le moment, alors il va embaucher Rose, une jeune femme dynamique et attachante, qui va de suite créer un lien particulier avec le nourrisson.

Comment va se passer la cohabitation entre ces deux personnages totalement différent? Comment Rose va t’elle faire pour apprivoiser Antoine, pour l’aider dans sa nouvel vie de papa, pour s’occuper de Rose sans prendre la place de sa maman et pour mener sa vie en parallèle?

J’ai vraiment adoré ce livre, un thème vraiment touchant que celui de la résilience. L’écriture est fluide, et réaliste, les émotions sont justes et intenses, les personnages tellement touchants. L’auteure nous touche en plein cœur avec son histoire, c’est un sujet sensible mais traité avec une justesse et une douceur infinie. Il faut du temps et du courage pour avancer après de telles épreuves, il faut tomber et se relever encore et encore jusqu’à pouvoir dire qu’on a réussi à aller de l’avant et elle nous le décrit si bien à travers l’histoire d’Antoine.

La fin est prévisible, mais cela n’a aucune importance car ce n’est pas le plus important au fond dans ce livre, c’est le cheminement jusqu’à la fin qui compte.

Ce livre est une belle réussite, alors si vous ne l’avez pas encore lu encore un peu de patience il sort en poche le 24/04/2019. 

J’ai d’ailleurs commandé un autre de ces livres La délicatesse du homard. J’espère être aussi emballée qu’avec celui ci, je vous en dirais des nouvelles.

L’aube sera grandiose d’Anne Laure Bondoux

L’aube sera grandiose d’Anne Laure Bondoux aux éditions Gallimard jeunesse.

  • Format : broché
  • Editeur : Gallimard jeunesse
  • Nombre de pages : 304
  • Prix : 14€90

Voici la 4ème de couverture :

Ce soir, Nine devait aller à la fête de son lycée. Mais Titania, sa mère, en décide autrement. Elle embarque Nine vers une destination inconnue, loin, jusqu’à une cabane isolée au bord du lac. Il est temps pour elle de raconter à sa fille un passé qu’elle lui a soigneusement caché jusqu’à maintenant.

Commence alors une nuit entière de révélations. Flash-back, souvenirs souvent drôles, parfois tragiques, récits en eaux troubles, personnages flamboyants… Nine découvre un incroyable roman familial. Et quand l’aube se lèvera sur le lac, plus rien ne sera comme avant.

Mon avis :

Après avoir lu Valentine ou la belle saison de cette auteure, j’ai eu envie de découvrir ces autres livres. J’ai commencé par celui ci, car j’en ai vu beaucoup de bien sur les réseaux sociaux et l’histoire me plaisait bien.

Ce livre tourne autour des secrets de famille et des liens mère fille. Une nuit pour révéler la vérité à sa fille, une nuit pour se replonger dans le passé, dans les souvenirs, parfois difficiles, parfois plus léger, d’une famille pas comme les autres, une nuit qui changera toute une vie.

Nine, va découvrir l’histoire de sa maman à travers le récit de son enfance et en découvrant sa grand mère, une femme exceptionnelle à la vie incroyable, et ses oncles : jumeaux mais totalement différents, elle va en apprendre un peu plus sur cette famille qu’elle ne connaît pas.

Le récit de Titania sera ponctuée de retour au présent, pour répondre aux questions de Nine, pour également permettre de poser les choses, un récit dans le récit, qui offre un petit plus à l’histoire.

Un récit poignant sur l’amour d’une mère, sur l’amour fraternel, sur la différence et sur le besoin d’identité.

Bilan de février

Un mois un peu moins actif niveau lecture, en partie dû à la grippe qui m’a cloué au lit une bonne dizaine de jours avec impossibilité de lire tellement j’étais mal en point.

Du coup 6 lectures et seulement 1770 pages lues.

Mes lectures :

  • Train d’enfer pour ange rouge de Franck Thilliez
  • Le début des haricots de Fanny Gayral
  • La vie qui m’attendait de Julien Sandrel
  • La mélancolie du kangourou de Laure Manel
  • L’aube sera grandiose d’Anne Laure Bondoux
  • Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin Lugand en bande dessiné

Les chroniques arriveront petit à petit sur le blog, je rattrape le retard doucement mais sûrement.

A nouveau de belles découvertes dans ces lectures, avec Fanny Gayral et Laure Manel que j’ai découvert pour la première fois grâce au prix des lecteurs U car leurs livres font parties de la sélection 2019.

La bande dessinée tirée du livre d’Agnès Martin Lugand est vraiment une pépite. De belles images, une histoire encore plus touchante au travers des dessins, j’ai vraiment apprécié cette lecture.

Et un coup de coeur encore et toujours pour Julien Sandrel et son nouveau bébé : La vie qui m’attendait le 6 mars en librairie. La chronique est déjà en ligne sur le blog.

Pour les autres, un peu de patience les chroniques arriveront dans la semaine.

En avez vous lu certains? Et vous combien de lecture ce mois ci? Des coup de cœur, des déceptions?

La vie qui m’attendait de Julien Sandrel

Quelle belle surprise que la réception du nouveau livre de Julien Sandrel, un livre que j’attendais avec la plus grande impatience, merci à lui et aux éditions Calmann Levy.

La vie qui m’attendait de Julien Sandrel aux éditions Calmann Levy.

  • Format : broché
  • Editeur : Calmann Levy
  • Nombre de pages : 318
  • Prix : 18€50

Voici la 4ème de couverture :

 » Ma petite Romane, on se connaît depuis longtemps, il faut que je vous dise : je vous ai vue sortir en larmes du bureau de ce pneumologue à Marseille. Pourquoi vous cachiez-vous sous une perruque rousse? « 

Romane, 39 ans, regarde avec incrédulité la vieille dame qui vient de lui parler. Jamais Romane n’a mis les pieds à Marseille. Mais un élément l’intrigue, car il résonne étrangement avec un détail connu de Romane seule : sa véritable couleur de cheveux est un roux flamboyant, qu’elle déteste et masque depuis l’adolescence sous un classique châtain.

Qui était à Marseille? Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre elle même. En cheminant vers la vérité, elle se lance à corps perdu dans un étonnant voyage entre rires et douleurs.

Mon avis :

J’ai découvert cet auteur avec son premier roman  » La chambre des merveilles  » qui a été un réel coup de cœur pour moi. Ses histoires sont touchantes et bouleversantes à chaque fois. Il a ce don de décrire avec une justesse incroyable les émotions de ses personnages, et de nous faire vibrer avec eux.

Une fois plongé dans l’histoire difficile de lâcher le livre, et en même temps on a cette sensation que si on le lit trop vite on aura bientôt fini, alors qu’on a aucune envie de quitter ces personnages.

Romane, 39 ans, médecin généraliste, hypocondriaque vit à Paris. Un jour, une de ses patientes de longue date lui annonce qu’elle l’a vu sortir en pleurs du cabinet d’un pneumologue à Marseille et se demande pourquoi elle se cachait ainsi sous une perruque rousse. Hors, Romane n’a jamais mis les pieds à Marseille, mais cette révélation va la troubler à tel point qu’elle va partir à la recherche de cette autre femme. Qui est cette autre elle- même? Que va t’elle découvrir dans cette quête de vérité?

Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de le lire, mais si vous aimez les histoires où l’on passe du rire aux larmes, de la peine au bonheur, un livre sur la quête de soi même et sur les liens familiaux si important et pourtant si fragile, je ne peux que vous conseiller de vous le procurer dès sa sortie ( le 6 mars ) Vous ne serez pas déçu, ce livre va vous bouleverser, vous toucher en plein cœur, n’est ce pas ce que l’on recherche au fond quand on aime la lecture?

Et pour tout ceux et celles qui ne l’ont pas encore lu, La chambre des merveilles est toujours disponible en grand format et en format poche à partir du 27 mars 2019. Je ne peux que vous le conseiller également, n’hésitez pas à aller voir ma chronique faite à l’époque sur mon compte Instagram ( https://www.instagram.com/p/Bm_eMifDNnB )

Bilan de janvier

Quel beau mois de janvier d’un point de vue livresque.

9 lectures et quelques 3575 pas lues.

Mes lectures :

  • Juste un peu de temps de Carole Boudet
  • La maison aux oranges de Claire Hajaj
  • Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin
  • Valentine ou la belle saison d’Anne Laure Bondoux
  • Paris est à nous de Jojo Moyes
  • The Hate U Give d’Angie Thomas
  • Gros sur le coeur de Carène Ponte
  • Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg
  • A même la peau de Lisa Gardner

8 lectures vraiment géniales et seulement une qui m’a un peu décu Paris est à nous de Jojo Moyes dont j’attendais sans doute trop.

Un gros coup de coeur pour Valentine ou la belle saison d’Anne Laure Bondoux, la découverte d’une auteure que je vais suivre et apprendre à découvrir encore à travers ces écrits.

Vous pouvez remarquer de part cette liste, que je n’ai pas de genre de lecture prédéfini, je marche au coup de coeur, une couverture qui m’attire l’oeil, un auteur que j’apprécie, un titre qui résonne en moi et je craque.

Je me souhaite encore 11 mois de découvertes livresques et de coup de coeur et à vous également.

En avez vous lu certains? Quel a été votre coup de coeur de ce mois de janvier?

Paris est à nous de Jojo Moyes

Paris est à nous de Jojo Moyes aux éditions Milady.

  • Format : Broché
  • Editeur : Milady
  • Nombre de pages : 416
  • Prix : 18€90

Voici la 4ème de couverture :

 » Elle lève les yeux vers les cadenas, accrochés si près les uns des autres que le pont est devenu scintillant. Tout cet amour. Tout ces rêves. Elle se demande combien, parmi ces couples, sont encore ensemble. Combien sont heureux, brisés ou morts. « 

Ils ont le coup de foudre au détour d’une rue, ils s’aiment mais ne s’entendent plus, ils retrouvent leur amour de jeunesse, des années plus tard, au hasard d’une fête, ils célèbrent leur anniversaire de mariage, ils se lancent dans des liaisons extra-conjugales, ils découvrent sans le vouloir les secrets de ceux qu’ils croisent, le temps d’un voyage.

Jojo Moyes raconte avec délicatesse le fabuleux destin de ces inconnus qui nous ressemblent. Des nouvelles fourmillant d’émotions dans la ville des amoureux. Un recueil irrésistiblement romantique dans lequel Moyes fait rimer humour avec amour!

Mon avis :

Ce livre est un recueil de 11 nouvelles. Deux d’entre elles font environ une centaine de pages quand aux autres entre 10 et 20 pages.

Je dois avouer que j’ai apprécié les deux nouvelles les plus grandes, Paris Actually et Lune de miel à Paris. Paris Actually aurait d’ailleurs mérité de devenir un roman, l’intrigue est vraiment intéressante, et les personnages sont touchants.

Ayant beaucoup apprécié les autres romans de Jojo Moyes, j’avoue avoir été déçue par ce livre, alors certes le format ne permet pas de creuser assez l’histoire, ni les personnages, et je trouve que cela s’est vraiment ressentie dans les petites histoires.

Pour les amoureux de l’amour et des histoires qui finissent bien, ce livre est fait pour vous. Pour ma part, ça n’a pas pris, des fins trop prévisibles, des clichés trop présent.

En bref, première déception de 2019.

Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg

Un petit carnet rouge de Sofia Lundberg aux éditions Calmann Levy.

  • Format : broché
  • Editeur : Calmann Levy
  • Nombre de pages : 350
  • Prix : 19€90

Voici la 4ème de couverture :

A 96 ans, Doris habite seule à Stockholm. Elle n’a plus aucune famille si ce n’est une petite-nièce qui vit aux Etats-Unis. Son bien le plus précieux est un carnet d’adresses, qu’elle possède depuis 1928. Ce calepin rouge contient le souvenir des gens qu’elle a rencontré au fil de son existence, et dont elle a rayé les noms à mesure qu’ils ont quitté ce monde. De l’excentrique bourgeoise pour qui elle a travaillé enfant à l’amour de sa vie rencontré à Paris, de la veuve qui lui a appris l’anglais sur le bateau à New York au plus grand couturier français qui l’ont vu défiler, de l’artiste suédois devenu son confident à sa propre soeur, au destin douloureux, l’existence de Doris est une épopée romantique, tragique, et émouvante. Une histoire de famille et de transmission merveilleuse et bouleversante.

Mon avis :

Doris, à l’aube de sa mort, nous entraîne dans ses souvenirs par le biais des rencontres qu’elle a pu faire au cours de sa vie. Pour cela, elle dispose d’un petit carnet rouge qui contient le nom de toutes les personnes qu’elle a croisé au fil de son existence.

J’ai adoré le style d’écriture, où l’on navigue entre présent et passé au gré des anecdotes de Doris et des noms inscrits dans son carnet rouge. Doris cette femme de caractère, qui laisse en héritage à sa petite nièce tout ses souvenirs, nous raconte sa vie de son enfance à aujourd’hui grâce aux personnes qui ont compté pour elle, bonnes ou mauvaises, chacune aura joué un rôle pour faire d’elle la femme qu’elle est devenue.

Doris est une femme seule, qui n’a personne d’autre que sa petite nièce dans sa vie. Jenny qu’elle considère comme sa fille va découvrir au fil des pages, tout un côté de Doris qu’elle ne connaissait pas, de sa vie luxuriante à Paris, à ses déboires en tout genre, elle découvre le portrait d’une femme admirable, et forte pour qui la vie n’a pas toujours été facile mais qui a toujours eu un seul but retrouver Allan, son âme soeur.

Cet homme qu’elle a aimé dès le premier regard, cette homme avec qui la vie était plus douce, mais qui est parti du jour au lendemain sans lui expliquer pourquoi. Cet homme qu’elle retrouvera pour de nouveau le perdre, et si la vie avait été différente? et s’il n’était jamais parti? et si?.. tant de questions qui au crépuscule de sa vie la hante encore.

Quelle magnifique histoire que celle que nous compte Doris, l’histoire d’une vie, l’histoire d’un Amour inconditionnel. Ce livre est terriblement émouvant, Doris a eu une vie dense à la fois belle et tragique, elle a du faire face à de nombreuses pertes dans son entourage, en témoigne son petit carnet rouge, mais elle a vécu de grand bonheur également. Ces cartes postales, ces photos, et ces écrits sont un si bel héritage pour Jenny.

Cette dernière va l’accompagner jusqu’à la fin, et lui offrir le plus merveilleux des cadeaux d’adieu, la réponse à toutes ses questions. Cette approche de la fin de vie sur fond de transmission, et de partage est émouvante et l’émotion est au rendez vous.

En bref, foncez vous procurer ce livre, et surtout ( un extrait du livre qui m’a profondément touché)  » je vous souhaite assez de soleil pour illuminer vos jours, assez de pluie pour apprécier le soleil, assez de joie pour nourrir votre âme, assez de peine pour savoir profiter des petits plaisirs, assez de rencontres pour savoir dire adieu…. »

La maison aux orangers de Claire Hajaj

Voici l’une des lectures du Prix des Lecteurs U 2019.

La maison aux orangers de Claire Haja aux éditions le Livre de Poche.

  • Format : poche
  • Editeur : Le livre de poche
  • Nombre de pages : 480
  • Prix : 8€70

Voici la 4 ème de couverture :

Jaffa, Palestine, 1948. Salim attend impatiemment le jour de ses huit ans. Enfin, il va pouvoir accompagner son père pour la cueillette des oranges, symbole du passage à l’âge adulte. Mais il n’aura jamais cette joie : la guerre israélo-arabe débute et sa famille est obligée de fuir en laissant derrière elle la maison et les orangers.

Sunderland, Angleterre, 1959. Judit, 12 ans, doit préparer sa bat mitsvah. Elle voudrait pourtant oublier son prénom trop connoté, le poids écrasant du passé familial, hanté par les pogroms russes et les camps allemands, elle se jette à corps perdu dans la natation.

Londres, swinging sixties. Lorsque leurs chemins se croisent, Judit et Salim tombent follement amoureux. Comment réussir à imposer leur histoire? Parviendront-ils à surmonter les embûches qui les attendent?

Mon avis :

Dans un premier temps, on découvre la vie de Salim, jeune Palestinien de 8 ans, et celle de Judit jeune fille juive vivant en Angleterre. On découvre leur enfance, leur vie façonnée par les traditions et les cultures. Dans une deuxième partie, on les suit en Angleterre, le lieu de leur rencontre et du début de leur histoire d’amour. Et enfin, leurs vies d’adultes et de parents.

Il est intéressant de suivre ces personnages de leur enfance à l’âge adulte. On les découvre enfant, dans ce contexte de différences par rapport à leurs religions, à leurs cultures, et on les voit évoluer et grandir au milieu de tout ça, et se rencontrer. Cette rencontre, qui sera pour chacun d’eux, une évidence, va bouleverser leurs vies.

Comment vivre au milieu de ces différences? Comment alliez ces deux cultures? Comment faire front face à ce passé douloureux, et prouvez aux autres que leur amour est plus fort que leurs différences?

J’ai beaucoup aimé l’histoire que nous raconte ici Claire Hajaj, car oui l’histoire parle d’amour, mais elle reste lucide, cet amour même s’il est fort, est tiraillé par le poids de leur passé, par leurs racines profondes, et les blessures de leur enfance. Certains passages m’ont énormément touché, l’enfance de Salim et le déchirement de devoir quitter la maison de son enfance; la maison aux orangers ou encore la rencontre entre Salim et Judit, qui va donner un rythme à l’histoire.

J’ai parfois eu du mal à suivre, cette guerre israélo arabe étant le socle de l’histoire, j’avoue m’y être perdu plus d’une fois ( par manque de connaissance sur le sujet sans doute ) . La première partie, m’a paru longue et j’ai manqué d’intérêt pour certains passages ce que je déplore quand même, car plus d’une fois au début j’ai voulu abandonner le livre. Mais la deuxième partie donne du rythme et du contenu, et enfin je me suis laissée happée par l’histoire, et je ne regrette pas une seconde d’avoir continué à le lire.

En conclusion :

Une belle histoire d’amour, de paix et de tolérance. Grandir malgré le poids du passé, de nos racines, et de nos religions, et avancer malgré tout en suivant son propre chemin. Ce roman est une belle découverte pour moi.

Sortie du livre en format poche : le 27 mars prochain.